Mais qui est donc Valentin? Et comment cette date du 14 février est-elle devenue le jour très spécial du calendrier où l’amour est à la fête.
Au Moyen-Age, le 14 février était la fête de la renaissance de la nature, des premières fleurs, du retour du printemps, de la saison d’amour des oiseaux. A partir du XVIIIe siècle en Angleterre et du XIXe aux USA, la Saint-Valentin devient une fête importante notamment pour l’échange de billets-doux et de petits cadeaux et de petites attentions amoureuses. Au XXe siècle, la notoriété de la Saint-Valentin n’est plus à faire et c’est la fête que nous connaissons aujourd’hui.
Commençons par Valentin
Il existerait en réalité 3 Valentin, fétés le 14 février, reconnus en 495 par le Pape Gélase 1er. Nous avons Valentin de Rome (prêtre), Valentin de Terni (évêque de Ombrie) et Valentin de Rhétie… Mais il semblerait que Valentin de Rome et Valentin de Terni soient peut-être le même personnage. On ne sait pas vraiment.
Notre fameux Valentin mariait, en cachette, des jeunes soldats romains, désobéissant ainsi à l’interdiction du mariage des jeunes soldats. Car l’empereur de l’époque, Claude II le Gothique, considérait que les célibataires faisant de meilleurs soldats. Il a été dénoncé et condamné à mort, le 14 février 269 (IIIe siècle).
C’est au Ve siècle que le Pape Gélase 1er déclare que le 14 février sera la fête religieuse du martyr Saint-Valentin. Nous sommes encore assez loin de la fête des amoureux.
Angleterre, Moyen Age
Ce qu’il se passe entre le 5ème et 14ème siècle… je ne l’ai pas trouvé.
En tous cas, au 14ème siècle, en Angleterre, la poésie courtoise de l’époque fait référence à la Saint-Valentin comme la fête de l’amour où on célèbre sa « Valentine », à la date du 14 février où les oiseaux choisissent leurs partenaires.
Des auteurs renommés comme Geoffrey Chaucer, John Gover, Sir John Clanvowe, Othon de Grandson et le prince Charles d’Orléans (emprisonné en Angleterre pendant 25 ans) ont contribués à la notoriété de la Saint-Valentin par leurs écrits.
La tradition de Valentin/Valentine : au XIVe et XVe siècles, dans certaines régions d’Angleterre et du Nord de la France, on tirait au sort le nom d’une personne pour en faire « sa Valentine » ou « son Valentin » pendant 1 période donnée. C’était un couple symbolique pour se rendre des services, s’accompagner au bal, et plus… si affinités.
Et Cupidon dans tout cela?
Souvent en illustration de la Saint-Valentin, Cupidon, Dieu Romain de l’amour, fils de Vénus et de Mars, tient le rôle majeur entre Valentin et Valentine. Car ses flèches dorées inspirent l’amour, tandis que ses flèches de plomb suscitent le rejet. Ainsi, Cupidon provoque les passions soudaines ou les amours impossibles.
Cupidon, symbole de l'Amour plus fort que tous les obstacles
Même si l’histoire entre Cupidon et Psyché n’est pas très gaie, au final, même après toutes les épreuves rencontrées, Cupidon rejoint sa belle et s’unit à elle dans l’immortalité. On notera tout de même dans cette mythologie toute la puissance coriace et destructrice de la jalousie.
Aussi, Cupidon n’est pas uniquement celui qui décoche ses flèches, c’est aussi celui qui illustre l’épreuve amoureuse, les tourments et la félicité de l’amour humain.
Finalement...
La Saint-Valentin est devenue une fête très populaire dédiée à l’amour et au partage. Elle illustre un joli mélange des genres : traditions médiévales, mythologie romaine, fête du saint martyr chrétien, poésie courtoise, échange de billets-doux, attentions particulières pour ceux et celles que nous aimons, parfois elle permet des élans d’audace et de créativité. Et c’est aussi le bon business du mois de février.
Heureusement, Cupidon n’a pas eu besoin de la Saint-Valentin pour décocher ses flèches dorées. Peut-être qu’il faudrait relancer la mode des billets-doux pour laisser son téléphone au casier.



